23/10/2014

Nils UDO et Alain BUBLEX par Sylvie.

Ils interviennent tous deux sur le paysage, l'un naturel, l'autre urbain et nous les donne à voir subtilement transformés. Chacun à leur manière.                                                                                                

Deux expositions parisiennes, au même moment, permettent de découvrir la proximité insoupçonnée de leur démarche.

GEDC0023(1).JPGLes deux orientations de l'oeuvre de Nils Udo, artiste allemand né en 1937, sont bien présentes à la galerie Challier. Au premier étage se trouve la part la plus renommée de son parcours, celle du "land-artist": de superbes photos en couleur, de grand format. Elles ont été prises en Limousin, le long de la Creuse. Et chacune se divise en deux parties: deux tiers d'eau, un tiers de végétation. A leur jonction se dresse, devant la rive opposée, le graphisme épuré d'une gigantesque feuille d'érable en bois clair de chataigner. Plantée comme un écran fragile, elle laisse voir la riche nature de la rive derrière elle: feuillages verts ou automnaux, rochers abrupts... et devant, la rivière dans laquelle elle plonge. Comment donc tient cette feuille? Sa double queue intrigue. Mais oui, bien sûr, la sculpture blanche est une demi-feuille, Nils Udo l'a fabriquée, montée sur un fin radeau de pin et laissée libre, au gré du vent et du courant. Elle a fait ainsi le tour de la presqu'ile de Crozant. Il l'a suivie et photographiée à différentes saisons... Magie du travail de l'artiste qui, à la fois donne du rêve et pointe la beauté des lieux soumis aux contrastes de lumière et de matières. La nature en tant qu'oeuvre d'art est devenue par artifice (l'installation), une autre oeuvre d'art et la photographie qui immortalise ce "radeau d'automne, 2012, oeuvre d'art elle-même (photo1).

GEDC0014.JPGGEDC0018.JPGLe rez de chaussée de la galerie présente le travail du peintre qui, depuis 2004, a repris son médium d'origine. Udo agit souvent de mémoire, tirant de son expérience visuelle et physique de la couleur une gamme intense où les grands aplats traduisent l'expressivité de la couleur plus que la couleur elle-même et les lignes sommaires, des profils plus que des formes. Il y a du Gauguin dans ce sous-bois "1185 Samerberg", 95x128cm, 2012 (photo 2) et de la bande dessinée dans l'autre (photo 3).

Rapprocher ce travail de celui d'Alain Bublex (né en 1961) exposé à la galerie Vallois s'est imposé. Pourtant ils n'ont aucun sujet commun. Autant Nils Udo est tourné Bublex-paysage 134_smb94_ny_98088_site.jpgvers le champêtre, autant Bublex se plait dans la modernité industrielle: autoroutes, usines, activités portuaires. On se souviendra de la série des "Plug-in-city" de Vitry sur seine évoquant avec humour une ville en mutation, entre réalité et imaginaire. Ici les oeuvres sont de techniques mixtes, une part retravaillée au dessin vectoriel, partageant l'image, comme chez Udo en deux plans successifs. " Paysage 139, fantôme de Charles Sheeler, american landscape", 2014, épreuve chromogène laminée diasec sur aluminium, 60x80x5cm, en est un exemple (photo 4).  Sans doute est-ce ce qui donne à ces vues transformées, un peu fantomatiques, sans humains, frontales, une grande étrangeté malgré - ou à cause - des couleurs franches, un peu laiteuses comme chez Udo. En aplats profonds et statiques ou en cernes, le noir électrise le regard.

Bublex- paysage187_Yosemite valley.jpgBublex_ paysage 139_2.jpgBublex-paysage 149.jpgLorsque Bublex reprend des oeuvres de peintres américains du XIXème ou des vues du port de Hambourg d'Albert Marquet (photo6), il suggère que chaque pays se forge une identité à travers la représentation de ses paysages. Rappelons que c'est à partir du tableau d'Albert Bierstadt représentant la Yosémite valley (photo 5) que les Etats Unis ont tiré fierté de leurs grands espaces. Bublex semble estimer que les larges bandes color-field des années 50 de Morris Louis , se sont fait encore l'écho de cette démesure. En revanche, le"Paysage 149" de 2014 (photo7) épreuve encres pigmentaires contrecollée, 160x213cm, avec son autoroute trop parfaitement dessinée pour être réelle est impossible à situer. Nommée A 51, elle a peut-être - le futur nous le dira - une appartenance à notre époque mais elle n'a plus d'appartenance locale.

En associant sur une même oeuvre deux techniques différentes, en usant d'une palette franche et laiteuse, d'aplats cernés, ces deux artistes démontrent que malgré un goût commun pour le paysage, ils aiment le trafiquer.  Mais le regard que nous portons nous mêmes sur les choses n'est-il pas lui aussi une manipulation? La démarche de Bublex et de Udo renvoient à l'histoire de la peinture, au fauvisme, aux mangas et posent une double question: qu'est-ce que la réalité et qu'est-ce que l'art? Eternel sujet.

Nils Udo "Nouvelles peintures et "Radeau d'automne", galerie Pierre-Alain Challier, 8 rue Debelleyme 75003, Paris. Jusq'au 1er novembre 2014.

Alain Bublex "Arrière-plan", galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, 36 rue de Seine 75006, Paris. Jusqu'au 8 novembre 2014.

30/09/2014

Dessin, sculpture, peinture.... (par Régine et Sylvie)

Après de longues vacances nous éprouvions le besoin de reprendre contact avec Paris. Nous avons donc fait le tour de quelques galeries du Marais et vu le travail d'artistes que nous connaissions peu, mal ou pas du tout. Voici nos impressions.

Les oeuvres de Hanns Schimansky, présentés à la Galerie Jaeger Bucher pourraient évoquer une sonate au phrasé léger et sautillant. Elles sont simples par leur technique, l'encre, extrêmement élaborées par la graphieGEDC0222.JPG. Cet autodidacte allemand, ingénieur agronome de formation né en 1949, trace sur le papier une multitude de lignes fines et rythmées, à l'allure spontanée, très distinctes malgré leur nombre, et qui s'entrecroisent, se superposent, formant un treillis, une écriture sismographique oublieuse des bords de l'oeuvre et de sa structure, un papier plié dont la trame se laisse deviner.

On se prend à suivre du regard avec attention les lignes comme si nous étions pris au piège de ce maillage infini GEDC0223.JPG: images abstraites, certes, mais fortes qui disent par leur sobriété fourmillante aussi bien notre univers de trépidations urbaines que des énergies chorégraphiques avec des ponctuations, des lignes appuyées ou effleurées comme des pulsations de coeur ou des rétentions de souffle.

GEDC0229.JPGDes aplats de couleurs primaires - jaune, rouge, bleu ou noir - géométrisent les surfaces d'autres oeuvres sans toutefois les rendre ascétiques car ils s'inscrivent à certains endroits en coulées ou en taches concentrées dans les interstices des pliures. Loin de déranger, ces imperfections humanisent.

Galerie Jaeger Bucher - 5-7, rue de Saintonge, 75003-Paris (o1 42 72 60 42), jusqu'au 15 novembre.

 

Avec des expositions inédites ou spectaculaire la Galerie Karsten Greve a l'art de surprendre. Celle du sculpteur et peintre allemand Norbert Pragenberg en est l'illustration. Sur le sol de la galerie gisent ou se dressent d'énormes jarres GEDC0241.JPGdont la présence physique et la beauté son saisissantes. Montées avec des colombins d'argile superposés qui portent encore l'empreinte des doigts de l'artiste, leur aspect rudimentaire est contredit par leur taille, la gaité de leurs couleurs et les nombreuses excroissances dont elles sont ornées.GEDC0248.JPG Des fleurs par exemple s'y épanouissent ; le trou qui leur tient lieu de coeur transperce la paroi de la jarre la rendant inutilisable. Ainsi transformées en tonneaux des Danaïdes ces jarres perdent leur fonction utilitaire pour s'imposer comme sculpture qui occupent avec force l'espace environnant.

C'est le rapport physique de l'artiste avec la matière terre qui s'exprime ici. Sa façon de la soumettre, de la façonner, de la magnifier et de l'imposer dans l'espace. Son agilité à modeler l'argile se manifeste différemment dans une troublante petite oeuvre isolée accrochée sur un murGEDC0242.JPG. S'agit-il d'un plat ? Mais non il s'agit bien d'une sculpture car elle est remplie de volutes bleues. Sous ses doigts la céramique devient légère, vaporeuse comme de l'organdi, contrepoint à la lourdeur des oeuvres précédentes.

Mort en 2012, Norbert Pragenberg était aussi peintre. Deux très belles toiles de lui accompagnent ces sculptures. Quelques bulles de couleur percent un fond d'un noir épais comme les ténèbresGEDC0247.JPG. Telles des planètes elles semblent migrer. Sensation à la fois légère, dense et puissante qui n'est pas étrangère à celle éprouvée devant ses sculptures.

Galerie Karsten Greve, 5 rue Debelleyme, 75003-Paris (01 42 77 19 37), jusqu'au 11 octobre.

 

 Laurent Grasso

Voilà un jeune artiste, né en 72, qui ne craint pas les retours en arrière. Il faut voir, à la galerie Perrotin, les petits tableaux sur bois inspirés de Giotto ou d'Uccello ( XIV et XVème siècles) qu'il a fait peindre. Reconnaissons qu'ils sont très beaux, pleins de charme avec leurs couleurs un peu passées, les petits personnages spectateurs ébahis/impuissants devant une nature en révolteGEDC0258.JPG: éboulements, irruptions volcaniques, tremblements de terre sont là pour rappeler Ephèse,Pompeï et bien d'autres cataclysmes.                                           

Le primitivisme de la facture en accentue le distance dans le temps mais l'introduction de deux disques solairesGEDC0259.JPG, par ailleurs réalisés en laiton et exposés tout près, donne réalité à une très ancienne et inquiétante prophétie de  catastrophe inéluctable lié au pouvoir créateur et destructeur de cet astre. Il engendre un sentiment d'étrangeté et donne à s'interroger sur le visible et l'invérifiable.

Dans des cadres de bois sombre, certains de ces petits paysages sont accompagnés d'une figurine, par exemple une tête romaine de Bacchus en marbre blanc du IIème siècle, et d'un chiffre en relief de néon, ici 79, date de l'éruption du Vésuve suivie de la destruction de PompeïGEDC0263.JPG. Le tableau montre évidemment les fumées sortant du volcan et envahissant la plaine. Vrai travail d'ethnologue que la réunion de ces trois pièces.

D'anciennes photos en noir et blanc de foules scrutant le ciel rappellent le "miracle" de Fatima en 1917,GEDC0262.JPG miracle probablement faux basé sur une projection lumineuse réalisée par l'armée.                              

Grasso questionne la vérité des phénomènes et tend à nous montrer que la perception que nous en avons est un mélange d''histoire, de  science et de croyances, toutes choses étant elles-mêmes sujettes à nouveau regard selon les époques. Alors, pourquoi ne pas s'amuser à faire un peu de science- fiction, détourner les sources, introduire des outils de notre temps (le néon), télescoper les temporalités ? A l'heure des bouleversements météorologiques et des tensions mondiales, l'imagination n'est pas de trop. Laissons nous entrainer par l'artiste dans son désir de figurer l'instant catastrophique sans envisager la répétition des phénomènes.

Laurent Grasso "Soleil double", galerie Perrotin, 76 rue de Turenne, 75003. Jusqu'au 31 octobre 2014.

 

 Wim Delvoye est un démiurge.  Pour lui rien n'est impossible et sa volonté de soumettre le monde à son désir se manifeste à nouveau dans les oeuvres qu'il expose actuellement dans l'annexe de la Galerie Perrotin, Passage St Claude. Avec sa détermination habituelle de mêler le savoir faire à la plus grande banalité, de détourner des objets usuels en oeuvres d'art spectaculaires, il sculpte sur des valises en métal de fins motifs persansGEDC0268.JPG, découpe des pneus de voiture en dentelle ouvragéesGEDC0270.JPG et tord des roues de bicyclette pour en faire des sortes d'anneaux de MoebiusGEDC0275.JPG. Rien n'est impossible à cet homme qui reconstitua la digestion  humaine avec sa fameuse machine Cloaca et n'hésita pas à tatouer des cochons. Le monde lui appartient et il le modèle au grès de son imagination.

GEDC0267.JPGOn ne peut cependant réfreiner son admiration devant la sculpture en marbre d'un blanc immaculé qui aimante le regard dès l'entrée dans la galerie. Sa base est celle d'un arbre dont le tronc s'élève en vrillant sur lui-même se transformant en une tour de style gothique flamboyant dont les détails sont, comme à l'accoutumée, poussés à l'extrême. Nature, culture et sacré sont ici intimement liés.

Galerie Perrotin, 10 Impasse Saint Claude, 75003-Paris, jusqu'au 31 octobre

 

 

02/08/2014

Joan Mitchell à Caen (par Régine)

Les prétextes pour passer deux jours en Normandie cet été ne manquent pas. Il y a bien sûr la belle et déjà très commentée exposition de Nicolas de Staël "Lumières du Nord" au musée du Havre, mais il y a aussi celle de Joan Mitchell au musée de Caen qui, en plus de son intérêt, fournit l'occasion de voir ce beau musée situé dans l'enceinte du château construit par Guillaume le conquérant et qui domine la ville.

Impossible d'échapper à la puissance de l'émotion qui se dégage des tableaux peints par cette artiste américaine née en 1925, morte en 1992 et qui vécut longtemps non loin de là, à Vintheuil, au bord de la Seine. Que peignait-elle ? sa relation viscérale avec les éléments. Sismographe de sa sensibilité intérieure, son pinceau captait, avant toute élaboration, l'origine de l'émotion qu'elle éprouvait devant le spectacle de la nature.

Judicieusement accroché au début de l'exposition un étonnant et très abstrait Nymphéa de Monet, où la couleur est totalement libérée (photo 1),GEDC0026.JPG montre que l'oeuvre de Joan Mitchell est une magnifique synthèse entre l'impressionnisme français et l'expressionisme abstrait américain.

En voici quelques exemples : le grand diptyque "Tilleul" (280 x 400) (photo 2)GEDC0027.JPG, peint en 1992, peu de temps avant sa mort, qui se déploie devant vous dès l'entrée, saisit par la force de sa présence. Il faut le regarder d'un peu loin, l'appréhender comme une seule peinture et vous laisser emporter par la vigueur, la spontanéité du geste et la somptuosité des couleurs : le bleu cobalt se mélange au vert foncé, au noir profond, entachés de rose, de jaune ou de gris délicats. Les traits rapides qui courent en bas à gauche se font de plus en plus vigoureux, hauts et serrés à droite, une puissante énergie, une urgence les parcourt comme pour capter au plus près la sensation.

Les traits de pinceaux où se superposent les bleus, les blancs et les noirs jaillissent comme des flammes d'un fagot de touches noires tressées sur un fond bleu dans le bas d'un autre "Tilleul" de 1978 (photo 3)GEDC0004.JPG ; des touches jaune d'or effleurent l'ensemble et le fait scintiller ; chassé-croisé de perceptions.

Les deux tableaux qui ouvrent l'exposition font partie d'une série de 1990 intitulée "Champs" (photos 4 et 5)GEDC0029.JPG GEDC0036.JPG; ils sont étonnement structurés. Des strates étagés les uns sur les autres s'élèvent frontalement laissant sur leurs bords le blanc de la toile. Allusion au tableau de Van Gogh "Champs de blé près d'Auvers sur Oise" ? Image du temps ? la peinture y est dense, les couleurs se superposent en touches courtes, rapides et nerveuses sur l'un, plus virevoltantes sur l'autre, la matière picturale atteint ici une présence paroxysmique, magnifique exemple de peintures "peinture".

"Sans titre" de 1964 (photo 6) GEDC0002.JPGvous tient sous son emprise. Sur un fond blanc crémeux portant quelques traces de jaune et de bleu, une forme compacte reste suspendue aux 2/3 de la toile comme arrêtée en plein vol. Des touches croisées vertes, noires, bleues intense, rouges, la constitue. Des coulures de peinture s'en échappent jusqu'au bas de la toile. Joan Mitchell nous montre la condensation d'un moment de perception et elle nous en transmet la puissance émotionnelle.

On reste saisi par la fraîcheur des couleurs et l'harmonie quasiment musicale du diptyque "The sky is blue, the grass is green" de 1972 (photo 7)GEDC0001.JPG où de grandes plages de couleur circulent laissant passer l'air entre elles.

On aimerait passer en revue les autres tableaux un par un. Cela prendrait trop de place mais une palpitation parcourt cette oeuvre dans laquelle l'énergie du geste, la liberté et la précision de la touche le dispute à la beauté des couleurs et de leur matière. Abstraite cette peinture ? Certainement, mais Joan Mitchell partait toujours du spectacle qu'elle avait sous les yeux pour exprimer le plus profond de son être.

Le propos de l'exposition est aussi de confronter son travail à celui d'artistes de sa génération et plus jeunes ayant eu la nature pour sujet. Le dernier tiers de l'exposition est donc consacrée à une sélection d'oeuvres parfois un peu discutable, ainsi des deux tableaux de Riopelle, son compagnon pendant 25 ans, hélas pas les plus convaincants de ce grand peintre canadien, qui sont accrochés près des siens. Si le choix des toiles de Kirkeby "La résurrection de l'automne", et celui des "Dames de nage" de Monique Frydman dont le vert poudreux illuminent un fond sombre où tels des algues des traits flottent librement, se justifie, celui des deux grands monochromes de Judith Reigl, l'un noir, l'autre gris et du tableau très composé, fait d'aplats colorés de Shjrley Jaffe est surprenant. Plus intéressant dans la dernière petite salle sont les deux gouaches sur papier très colorées, très spontanées de cette dernière artiste qu'entourent deux lumineux pastels sur papier de Joan Mitchell ainsi que celle faite à quatre mains avec Carole Benzaken (photo 8)GEDC0013.JPG qui explose de couleur ; il en émane une jubilation et une émouvante complicité.

Deux autres expositions occupent les salles consacrées aux expositions temporaires. L'une est celle d'un beau portraitiste du XVIIème, Robert Le Vrac Tournières, l'autre d'une merveilleuse miniaturiste du XIXème, Marie-Gabrielle Capet. Toutes les deux sont bien intéressantes et très bien présentées. Elles ressuscitent des artistes quasiment inconnus, ce qui est faire oeuvre utile. Malgré tout on regrette que le totalité de cet espace n'ait pas été consacré à une grande rétrospective de Joan Mitchell, artiste de premier plan que l'on n'a pas souvent l'occasion de voir. Surtout si l'on souhaite confronter son oeuvre à celles d'artistes qui partagent des préoccupations voisines.

"En trois temps" exposition au Musée des Beaux Arts, Le Château, 14000-Caen. (02 31 47 70) jusqu'au 21 septembre - Tous les jours (sauf le mardi) de 9 h 30 à 18 h.

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